Jeux sportifs et jeux publics

 

10 joueurs (et 14 remplaçants)
Matériel: 2 panneaux et 2 paniers réglementaires, 1 ballon réglementaire

Le jeu consistant à lancer une balle ou un ballon dans un panier remonte très Ioin dans l’histoire. Il existait déjà dans les cm/isotions pré-colombiennes ou Mexique chez les Olmèques. sous le nom de pok-to-pok et un jeu de ce type aurait été représenté sur une toile jlornonde datant de 1610.
Cependant, sa forme octueBc a été définie fin 1891 par un pasteur presbytérien, professeur d’éducation physique à la Young Men Christian Association (YMCA) de Sprmgfield dans le Massachusetts.
Ce jeu devait pouvoir être joué à l’intérieur afin de relayer le football américain et le base-ball pendant Fhiver D’où les trois exigences principales:
1) un jeu avec les moins et non avec les pieds;

2) l’interdiction de courir en tenant la balle… en raison de l’exiguïté du terrain;

3) un but élevé, horizontal et de petite dimension pour solliciter l’adresse plus que la force.
Comme pour te volley-ball. ce jeu se répandit dans le monde entier grâce au rayonnement de la YMCA. Le premier match à Pans eut lieu en décembre 1893 et le basket-ball fut homologué aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Actuellement, la France compte plus de 424 000 licenciés et la Fédération Internationale de Basket-Ball (FIBB) regroupe 170 pays affiliés.

Installations et matériel
1. Le terrain
Le terrain réglementaire mesure 26 métrés sur 14 avec une tolérance
de 2 mètres en plus ou en moins sur la longueur et de I mètre en plus
ou en moins sur la largeur En salle, la hauteur libre doit être d’au moins 7 mètres.
Sur le terrain sont tracés, comme l’indique la figure 1:
– les lignes de touche et les lignes de fond;
– le cercle central (rayon: 1.80 mètre);
– le point central des lignes de touche (sur 10 centimètres);
– les couloirs et les cercles de lancer franc;
– les « marques ». le long des couloirs des lancers francs;
2. Les panneaux et paniers
Les panneaux verticaux sont parallèles aux lignes de fond et situés à
1,20 mètre en avant de celle-ci. En matériau dur, ils mesurent 1,80 mètre sur 1,20 mètre et leur base est à 2,75 mètres du sol.
Le panier est constitué d’un anneau de fer de 45 centimètres de dia-
mètre intérieur, muni d’un filet de 40 centimètres de long; l’anneau est fixé sur le panneau de manière à être distant du sol de 3.05 mètres (voir fig-2).
3. Le ballon
Le ballon, rond, constitué d’une vessie de caoutchouc enveloppée de
cuir, doit avoir entre 75 et 78 centimètres de circonférence et peser
entre 600 et 650 grammes.

Les participants
L’équipe
La partie se dispute entre deux équipes de cinq joueurs, qui disposent
chacune de sept remplaçants. Chaque joueur doit porter sur son maillot un numéro (de A a 15) qui lui est propre et dont la dimension est de 10 centimètres sur le devant et 20 centimètres dans le dos.
Chaque équipe doit avoir un capname. choisi parmi l’un de ses membres, pour la représenter sur le terrain; lui seul pourra s’adresser à l’arbitre ou a un autre officiel en cours de partie.
Le manager est le directeur de l’équipe: il n’est pas un des joueurs. C’est lui qui demande le remplacement d’un joueur et les temps morts pour son équipe.

Les officiels
Les arbitres – Leur rôle est de diriger le jeu selon les régies. Ils inter-
viennent (et sont seuls qualifiés pour le faire):
– pour mettre le ballon en jeu;
– pour déterminer quand le ballon est « mort »;
– pour décider si un panier est valable ou non;
– pour infliger des pénalités;
– pour décréter les temps morts
– pour effectuer les remplacements des joueurs,
– pour prononcer le forfait d’une équipe, en cas d’absence de celle-ci
par exemple.
Le marqueur – Il tient le procès-verbal de la partie sur la « feuille de
match » et y inscrit les points marqués par chacune des équipes ainsi
que les fautes revenant à chacun des joueurs.
Le chronométreur – Il mesure le temps de jeu et la durée des arrêts
ordonnées par les arbitres. Puis il signale aux arbitres la fin de chaque
mi-temps et éventuellement les prolongations.
L’opérateur des 30 secondes – Il fait fonctionner un appareil spécial, dit « des 30 secondes », dès qu’une équipe entre en possession du ballon, et signale aux arbitres par une sonnerie lorsque l’une d’elles a conservé le ballon plus de trente secondes sans tirer au panier.

La partie
L’objectif du jeu est d’envoyer le ballon dans le panier de l’équipe
adverse et d’empêcher celle-ci de s’en emparer tout en respectant un
certain nombre de règles très strictes.
La partie comporte deux mi-temps de 20 minutes chacune (les arrêts
de jeu sont décomptés) avec une pause de 10 minutes entre les deux
mi-temps. Pour la première mi-temps, c’est l’équipe invitée qui a le choix du panier; en terrain neutre, ce choix est are au sort Les équipes changent de panier à la seconde mi-temps.
Au début de chaque mi-temps et des prolongations éventuelles, le ballon est mis en jeu par un entnr-deux dans le cercle central : un joueur de chaque équipe se place dans ce cercle, chacun face au but de l’équipe adverse. L’arbitre lance le ballon en l’air entre eux deux et ceux-ci doivent sauter pour le frapper lorsqu’il retombe, en direction du but qui leur est assigné.

Chaque équipe s’efforce alors d’acheminer le ballon ainsi mis en jeu jusqu’à ce qu’un de ses membres soit en mesure de l’envoyer dans le panier de l’adversaire.
Un panier réussi en cours de jeu compte 2 points. Un panier réussi sur
lancer franc compte I point.
Après un panier réussi, le ballon est remis en jeu, dans les cinq secondes, par un adversaire de l’équipe qui a marqué, à partir d’un point quelconque situé derrière la ligne de fond.
L’équipe victorieuse est celle qui a marqué le plus grand nombre de
points. Lorsque le résultat est nul. la partie peut être prolongée de 5
minutes, ou d’autant de fois 5 minutes qu’il est nécessaire pour obtenir une différence. Le choix des paniers est tiré au sort avant la première prolongation; pour les suivantes, les équipes changent de panier. On observe une pause de 2 minutes avant chaque prolongation.

Règles régissant le mouvement du ballon
Le ballon peut être lancé, passé, roulé, frappé avec la main, dribblé dans n’importe quelle direction, mais il ne doit jamais être transporté avec soi plus d’un pas. ni frappé avec le poing ou le pied. En revanche, si le ballon touche accidentellement le pied ou la jambe d’un joueur, il n’y a pas faute. Ainsi, un joueur ne doit pas faire plus deux « temps au sol » avec le ballon en main. On appelle Temps ou sol le contact du joueur au sol. soit avec un seul pied (donc pas plus d’un pas), soit avec ses deux pieds (dans ce cas,il doit rester immobile).
Lorsqu’il reçoit le ballon dans l’une ou l’autre de ces positions, il peut
« pivoter pour changer d’orientation, c’est-à-dire bouger un pied une ou deux fois tandis que l’autre (généralement le pied arrière) appelé « pied de pivot » reste en contact avec le sol.
Il peut aussi progresser avec le ballon à condition de dribbler. Le dribble consiste à faire rebondir le ballon au sol en le frappant avec l’une ou l’autre main (jamais avec les deux). Le dribble cesse dès que le joueur tient le ballon entre ses deux mains; il ne peut alors faire un second dribble et doit obligatoirement se défaire du ballon.

Il est interdit de « tenir » le ballon. Il y a deux cas de ballon tenu:
– lorsque deux adversaires le tiennent en même temps, sans qu’aucun
d’eux puisse le jouer;
– lorsqu’un joueur marqué de près par un adversaire tient le ballon
pendant plus de cinq secondes sans pouvoir le jouer.
En cas de ballon tenu, le ballon est remis en jeu par un entre-deux entre les deux joueurs concernés.
Règle des trois secondes – Un joueur ne doit pas rester plus de trois
secondes dans la zone restrictive adverse (voir figure I). lorsque son
équipe détient le ballon. Mais cette règle ne s’applique pas entre le
moment où le joueur tente un panier et celui où un autre joueur a
repris le ballon en main.
Règle des trente secondes – Une équipe en possession du ballon doit obligatoirement effectuer un essai au panier dans les trente secondes; sinon elle commet une « violation » qui sera sanctionnée par un « ballon mort » et une remise en jeu. Cela pour éviter à l’équipe qui mène à la marque la tentation de garder le ballon sans prendre le risque d’entreprendre une action offensive.
Le ballon est hors jeu lorsqu’il touche le sol. heurte un obstacle quel-
conque en dehors du terrain ou un joueur lui-même hors jeu.
Le ballon mort – Le ballon est « mort » chaque fois qu’un officiel inter-
rompt le jeu. Il redevient « vivant »:
– lorsqu’il est frappé par un joueur lors d’un entre-deux;
– lorsqu’il est mis à la disposition du tireur lors d’un lancer franc;
– lorsqu’il touche un joueur sur le terrain lors d’une remise en jeu.

Les arrêts de jeu
La durée des arrêts de jeu doit être décomptée et ajoutée aux 20 minutes réglementaires. Ils se produisent dans les circonstances suivantes:
– après une faute personnelle ou technique;
– lorsqu’il est prescrit un entre-deux;
– sur une suspension de jeu pour blessure;
– au cours des cinq dernières minutes, à chaque « ballon mort ».
Le temps mort peut être demandé au marqueur par le capitaine dans la limite de deux par mi-temps. Il a une durée d’une minute et ne peut être accordé que lors d’un « arrêt de jeu ».

Violations et fautes
Il y a vntavon lorsqu’un joueur enfreint les règles régissant la manière de jouer le ballon (voir plus haut).
Dès la violation, le ballon devient mort : il est remis en jeu par un adversaire du joueur fautif qui se place derrière la ligne de touche, au niveau où la violation a été commise.
Une faute est une infraction aux règles de comportements entre les
joueurs et leurs adversaires ou les officiels.
Lorsqu’il y a faute, un arrêt de jeu est proclamé par l’arbitre qui signale au marqueur le numéro du joueur fautif et fait appliquer la sanction. Ce joueur doit alors aussitôt lever le bras en se tournant vers le marqueur. On distingue les fautes personnelles et les fautes techniques.

Les fautes personnelles
Est considéré comme une faute personnelle le fait d’entrer en contact
avec un adversaire. Elle est toujours inscrite sur le compte du joueur
fautif. Les circonstances les plus fréquentes de faute personnelle sont les suivantes:
– L’obstruction, c’est-à-dire:
– le fait de serrer de si près un adversaire qu’on l’empêche de faire des
gestes normaux;
– ou bien bousculer un défenseur ayant pris place avant soi sur son chemin;
– ou encore passer en force en dribblant entre deux adversaires ou
entre un adversaire et une ligne de touche sans avoir « une chance raisonnable » de passer;
– Si la faute est commise sur un joueur ne tirant pas au panier, le ballon est remis en jeu par les adversaires du fautif, derrière la ligne de touche du point le plus proche de l’endroit où la faute a été commise.
– La faute sur un joueur tirant au panier:
– Si le panier est réussi, l’arbitre accorde le panier;
– S’il est manqué, le joueur lésé bénéficie de deux lancers francs;
– La faute multiple. Il s’agit d’une faute commise par deux ou plusieurs
joueurs au même moment sur un seul adversaire. La faute est inscrite
au compte de chaque joueur, mais ne donne droit qu’à deux lancers
francs pour le joueur lèse.
– La double faute. Deux joueurs adverses commettent l’un sur l’autre
une faute au même moment II n’y a pas de lancer franc, mais une remise en jeu par un entre-deux dans le cercle le plus proche. Une faute est inscrite sur le compte des deux joueurs.

– La faute intentionnelle. Sa gravité est intermédiaire entre la faute normale et la faute « disqualifiante » qui, elle, est nettement délibérée et de caractère antisportif.
Tout joueur qui a commis une faute disqualifiante doit être exclu du jeu sur-le-champ. La faute intentionnelle est sanctionnée par deux tirs de lancer franc et une faute est inscrite sur le compte du joueur.
Dès qu’une équipe a commis dix fautes au cours d’une même mi-temps, toutes les fautes personnelles que commettent ses membres sont déclarées intentionnelles et donnent droit chacune à deux lancers francs. Dans les rencontres internationales, toutes les fautes personnelles commises au cours des cinq dernières minutes de la seconde mi-temps et pendant toutes les prolongations sont déclarées intentionnelles et sanctionnées comme telles.

Les fautes techniques
Une faute technique est un comportement contraire à la bienséance
sportive, sans qu’il y ait un contact physique avec un adversaire. Par
exemple, être grossier ou insultant, retarder le déroulement de la partie, contester les dispositions prévues par les officiels, etc.
Une faute est alors inscrite au compte du joueur fautif et deux lancers
francs sont accordés à l’équipe adverse.
Si la faute est commise par un manager ou par un remplaçant un seul
lancer franc est accordé à l’équipe adverse. Le tireur est alors un joueur quelconque désigné par son capitaine d’équipe.
Un joueur qui a commis cinq fautes, quelles soient personnelles ou techniques, est éliminé.

Le lancer franc
Le lancer franc est décrété par l’arbitre comme sanction d’une faute.
C’est l’autorisation donnée à un joueur placé derrière la ligne de lancer franc de tirer au panier sans qu’il en soit empêché. Il a cinq secondes pour tirer. Les autres loueurs se placent à des endroits bien précis, comme l’indique la figure 3.
Le tireur est obligatoirement le loueur sur qui la faute a été commise
(sauf blessure grave, bien entendu). Le ballon résultant d’un lancer franc réussi ou manqué est remis à un adversaire, hors du terrain, sur la ligne de touche hauteur du lancer franc.

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