Les quilles



2 à 6 joueurs
Matériel: 1 jeu de quilles

L’idée de dresser des quilles sur le sol pour les renverser avec une boule est née avant même le XIVe siècle.
En 1369, on sait que le roi Charles V interdit ce divertissement qui semble bien innocent, mais dont les enjeux étaient devenus plus élevés que de raison.
On s’étonnera sans doute que ce jeu, réservé aujourd’hui aux tout jeunes enfants, ait passionné le roi de Prusse, Frédéric II, et qu’un siècle auparavant, l’austère Boileau plus connu par son Art poétique s’y amusait fort:« Il faut avouer, déclarait-il. avec humour, que foi deux grands talents aussi utiles l’un que l’autre à la société et à un Etat : l’un de bien jouer aux boules, et l’autre
de bien faire les vers. » Sous Louis XIV, les invalides pratiquaient à Paris, sur l’esplanade qui porte encore leur nom, une variante du feu de quilles appelée le Siam porce que les règles en avaient été dictées par les ambassadeurs de ce pays auprès du Roi-Soleil.

Aujourd’hui le jeu de quilles ordinaire comporte neuf quilles de forme
et de taille variables, mais toujours plus larges à la base qu’au sommet
On les dispose en carré sur trots rangs, chacune étant distante de sa voisine de 40 à 50 cm.
Les joueurs, placés derrière une ligne tracée à 8 ou 10 mètres des
quilles, lancent une ou plusieurs boules à tour de rôle pour déquiller,
c’est-à-dire abattre le plus grand nombre possible de quilles.
Il existe trois méthodes pour compter les points. La première consiste
à compter le nombre de boules lancées par chaque joueur pour faire
tomber toutes les quilles. On peut aussi accorder à chaque joueur un
nombre égal de lancers de boules. Le gagnant est alors celui qui a abattu le plus grand nombre de quilles. Selon la troisième méthode, les participants lancent une boule à tour de rôle et l’on compte I point par quille renversée; mais, alors, celui qui pue le premier est avantagé.

Commentaires

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